C’est un plaisir que de vous conter l’histoire de Charles Auguste Fey et de sa formidable invention qui nous fait tous vibrer aujourd’hui, la machine à sous. Car si vous ne vous êtes pas encore intéressé au passé de ce jeu mythique des casinos, alors vous passez à coté d’une aventure passionnante.

N’en ratez pas un morceau grâce à notre article qui va vous emmener du 19ème siècle jusque dans le milieu du 20ème, alors que beaucoup de jeux avaient été découvert ou créés depuis bien longtemps.

L’inventeur Charles Auguste Fey

C’est en Allemagne que le petit Fey est né. Nous sommes au début d’année 1862. Il grandit à la campagne dans un environnement agréable, quelque peu gâché par l’autorité trop pesante de son père. Dès sa plus tendre enfance, ce garçon discret se passionna pour les systèmes mécaniques de tout type. C’est d’ailleurs cette passion qui le mènera à construire la première machine à sous moderne.

En désaccord avec son père, c’est peu avant la quinzaine qu’Auguste Fey quitte le domicile familiale. Il enchainera des travaux en tout genre qui lui permettront de vivre et même économiser pour atteindre un but qu’il s’est fixé : rejoindre un membre de sa famille partit habité aux USA. Il passera par la France puis l’Angleterre avant de finaliser son voyage, en 1885, lorsqu’il atteignait New York.

Son premier succès international

A New York, il ne resta pas très longtemps, préférant rechercher le climat du sud. Il se basa à San Francisco, où il rencontra sa future femme qui lui donna d’ailleurs 4 beaux enfants. Malheureusement, il apprit aussi qu’il était atteint d’une maladie grave, la tuberculose. Il ne se laissa pas abattre pour autant et trouva un poste dans une société nommée « California Electric Works Company ». C’est dans cette structure qu’il put s’adonner à sa passion, la mécanique tout en travaillant. Il y rencontra d’ailleurs celui qui deviendra son futur associé, T. Holtz.

Après quelques années et vu le potentiel dans sa ville de résidence, Fey se mit à s’intéresser de plus près aux machines de l’époque, qui n’avaient rien de semblable à ce qu’on peut connaitre aujourd’hui. Il fit des essais et se mit à construire à son tour ce type de machines.

Fey, et son collègue se mettent à voir grand et décide de créer leur propre société. A travers celle-ci, Fey va pouvoir réaliser des pièces pour ses jeux. Il en construit une qui lui apportera le succès mais aussi l’envie de faire mieux. Il abandonne les parts de sa société et se lance pleinement dans la construction de machine à sous.

Une belle épopée

Ce n’est qu’à la toute fin du 19ème siècle que Fey va réfléchir à un nouveau modèle de machine qui offrirait plus d’intérêts aux joueurs. Il eut l’idée alors d’imposer des symboles plus attractifs que des chiffres, sur les flancs des disques. En dessinant 10 symboles par bobine, il obtenait alors 1000 possibilités pour une machine à 3 bobines. En y apportant quelques modifications, il put alors présenter au public la Liberty Bell, la première machine moderne avec distributeur automatique de gain, ce qui était une grande première dans ce milieu.

Cette machine fut l’une des plus populaires du siècle dernier également puisqu’elle perdura jusqu’en 1950 environ, période à laquelle elle commença à se faire moderniser, surtout avec l’arrivée de l’électronique.