Un succès fulgurant né d’une passion

L’ancêtre de la machine à sous semble indéniablement être la roulette automatique. Passionné et curieux, un allemand émigré aux Etats-Unis nommé Charles August Fey en fait une copie à son propre usage en 1894, qu’il appelle le « Horseshoe », littéralement « fer à cheval », symbole de chance et porte bonheur reconnu. Flairant le succès, Fey créé d’autres modèles de machines à sous, allant jusqu’à ouvrir sa propre usine de production : les modèles « Card Bell » et « Liberty Bell » voient le jour, machines sur lesquelles les cercles concentriques sont remplacés par des rouleaux dont les faces visibles sont décorées de symboles devenus depuis lors mythiques tels que la cloche, le fer à cheval ou les symboles du pique, du cœur et du carreau. Les nouvelles versions crées par Fey sont beaucoup plus performantes et admettent un millier de combinaisons possibles là où les anciennes machines à disques n’en comptaient qu’une centaine. Très vite appelées « bandits manchots », les machines à sous connaissent un succès fulgurant dans les bars, les casinos ou les cercles de jeux.

Evolutions de la machine à sous

Le créateur de la machine à sous, faute de déposer un brevet, connaît alors une furieuse concurrence parmi lesquels Watling, Caille ou Mills, qui se sont eux-mêmes mis à produire des machines. Mais de 1919 à 1933, la prohibition ne frappe pas seulement l’alcool mais aussi toutes les activités qui tournaient autour des bars et des pubs, l’interdiction touchant ainsi les jeux d’argent et les machines à sous. Mills a alors une idée révolutionnaire pour contourner la loi et sauver les machines de la destruction massive : il transforme la machine à sous en machine à bonbons, et remplace les traditionnels symboles par des goûts de fruits. Citron, prune, orange, cerise et menthe, sauf la cloche, qu’il maintient en hommage à son créateur. Ces symboles se retrouvent encore aujourd’hui sur certaines machines à sous !

En 1963, les machines à sous deviennent électromécaniques en passant dans les mains de la société Bally, basée à Chicago, puis électronique dans les années 70. L’ère moderne arrivant, et avec l’avènement de l’ère informatique et numérique, les casinos se lancent dans l’internet et les machines à sous deviennent virtuelles.

Aujourd’hui, les bornes de machines à sous, même dans les casinos en dur, possèdent des écrans et les boutons poussoirs ont souvent remplacé la manette. Mais même si les thèmes tendant à varier, les bruits et les graphismes rappellent indéniablement aux nostalgiques les premières machines à sous. A l’époque totalement mécaniques, elles possèdent maintenant des micro-processeurs et des générateurs de nombre aléatoire. Contrairement à la croyance populaire, il est impossible de truquer une machine à sous (du moins dans un casino contrôlé et respectant la loi) utilisant ce système. Les casinos annoncent d’ailleurs sans complexe un taux de redistribution très important à leurs clients, un taux d’ailleurs bien plus important aux machines à sous que sur les jeux de cartes ou de tables, à proportion de mises égales…!